gospel

Friday, March 09, 2007

L’ombre d’une histoire




Suis-je de celles que l’amour égare ? Ou suis-je de celles qui ne s’émerveillent que par les labyrinthes de la passion ? Suis –je l’ombre d’une histoire ou l’ombre de ton regard ?

Suis-je le passé qui craint l’avalanche du présent ou suis- je la plage déserte avide de passants ?

Suis-je vraiment pour toi le refuge de tes moments ou suis-je moi tout simplement ?

Lorsque toutes ces interrogations sont devenues mon ordre du jour, j’ai compris qu’il est temps de marquer un temps de pause !j’ai comme senti que pour pouvoir être en interrelation avec moi-même, une invitation nocturne à prendre émotionnellement de la distance de tout ce qui m’entoure, à commencer par ma propre personne, s’avère urgente.
Je dois me dissocier de mon « Je » et prendre de l’écart de mon monde interne pour occuper la place du spectateur et non de l’acteur. Je dois apprendre à ne plus vouloir mais à juste observer !

C’est d’ailleurs cette prise de conscience assez tardive je l’avoue, d’un certain nombre de facettes incluses en moi qui m’a poussé à essayer de mieux cerner une certaine vérité à laquelle je suis confrontée toutes les fois ou mes intervalles épousent mes limites: si vérité existe !!!

Je voyais très bien que mes attentions ramaient dans le large de mes envies, et je sentais à quel point mes vagues avaient des difficultés à respecter la marée montante.

Il est grand temps, me disais-je, de comprendre la singularité de l’état d’âme qui me collait comme ma peau depuis que mon cœur bercé par une présence angélique, s’est investi en profondeur dans un autre univers !

Cet univers propre à moi et dans lequel je ne fais que planer en pesanteur dans le seul espoir est d’être immergé dans le mode de pensée de l’autre, d’apprécier la sincérité de l’intention, la sécurité de l’instant et de m’incliner volontairement à la théorie des nuages !

Ma raison séquestrée par les forces de la nature, rend doucement son âme quand ma passion prisonnière de ses blessures s’enterre dignement !

Friday, December 22, 2006

Le soir où j'ai rencontré l'osmose

Même après des siècles de là, quand mon nom ne sera plus qu’un éclair instantané dans un ciel bleu, Je n’aurais qu’une seule réponse à donner à toute créature voulant comprendre ce qui s’est passé le soir où mes « quarante ans » se sont dissout doucement sous l’épave restante de mon passé. Le soir où toutes ces années se sont ensevelies par les eaux troublantes de mon océan.

Une seule réponse car il n’y aura jamais deux : C’était le soir où j’ai eu le bonheur d’assister à la naissance de ce que pouvait être une parfaite osmose ente l’irréel et le profond, entre l’absolue et le détail.

J’ai touché avec le bout des yeux l’orbite de son amour et j’ai palpé comme une non voyante le bleu de ses rêves. J’ai traîné en solitaire dans les bois perdus jusqu'à rencontrer la beauté de son âme !

Ce soir là, ma phrase s’était faite toute seule, mes lettres n’avaient plus besoin de ponctuation et l’idée, telle une reine s’est attablée en toute confiance invitant ma marge à prendre place à ses côtés !

Mes mots emportés par l’ardeur de l’étreinte se sont enfouis délicatement se réservant un chemin à travers les buissons du temps.

Même après des siècles de là je n’aurais qu’une seule parole à ajouter à toute âme enchantée voulant saisir avec le bouts des doigts la beauté de son être: elle, ma plus belle étoile nocturne.

Sous ses ailes de velours elle offre avec une étrange douceur ses attentions, ses tendresses et le plus beau de ses sourires.

Avec un charme sans pareil, avec des yeux qui inondent les terres arides, elle effleure mes pensées, couve avec une particulière tendresse mes plus audacieuses tendances et caresse en toute discrétion mes intimes confessions.

Devant une montagne d’aveux je n’ai qu’un seul mot à graver sur chaque arbre, chaque tronc et chaque feuille : l’adorer pour l’éternité.

Monday, May 15, 2006

Moi

Moi , un jour de mai 2006


Une vague d’incompris envahit soudainement tout mon être et mon cœur se met clandestinement à chercher une baume pour s’habiller. Les trois quarts de mes pensées plongent dans un univers où les mots, les signes et les phrases se connectent pour fondre brusquement dans une substance quasi inconnue.

Mon corps ne répond presque plus et toutes mes composantes se contractent et finissent par abandonner cette chaleur qui jadis me réchauffait même quand je m’endormais sans toit !

Des souvenirs me reviennent, des voix sonnent fort au bout de mon tunnel et des lignes verticales se mettent à valser à côté d’une corde fragile qui contournait amoureusement le reste de ma conscience.

Un matin plutôt difficile à commencer. Un matin baigné dans une mélancolie où la nostalgie épouse le regret et où dame nature si belle soit-elle ne résiste pas à mon état d’âme feutré. Une « n » vérité frappe à ma porte et s’avère certaine : l’être n’est que poussière emportée par le vent !!!

Arrivant à cette conclusion, il m’a été difficile de penser à faire quoi que ce soit de réel ou de concret. Tout ce que j’ai pu faire pendant les deux derniers jours c’était soit de « me parler » à travers mes souvenirs, soit d’écrire ces lignes, mais rien de plus.

Même l’amour –mon parfum par excellence- a préféré s’éclipser comme faisaient les étoiles à la parution du soleil !! L’amour, ma rime verbale, ma marge voulue, a désisté sa place à une autre dimension plus forte que lui !!

Je n’ai pas de larmes mais je suis submergé par un flot de vérités qui me fait très mal et en face duquel je suis incapable d’agir.
Ma nuit s’avère plus difficile que mon matin, et l’écho de ces voix qui me hantent percent le font de mon cœur.

J’ai besoin de tout reprendre dés le début, de reclasser mes idées par ordre de noblesse et de respirer très profondément pour faire enraciner encore plus les règles de ma théorie, car je sens que je ne suis en aucun cas prête à affronter une quelconque surprise, mon pauvre petit cœur ne supportera certainement pas.

Tuesday, March 28, 2006

Une caresse d'espoir!

Comme on caresse un espoir, ton regard caresse mon âme chaque fois que tu le poses sur moi. Avec ou sans recul, à la tombée de la nuit, une force étrangère m’incite à chercher avec trop d’amour la déesse qui est en toi.


Avec les premières heures de la nuit, et pendant que mon regard se promène dans le pénombre de la chambre, tout en moi se met à serpenter rêvant de frôler les parois de ton cœur, ce cœur qui bat entre autre pour moi.


Toi, l’être de velours, toi l’âme en dentelle qui à l’approche de la mienne, redécorre d’étincelles mon univers et garnit mes pensées.

Ma vision reprend toute sa clarté, ma voix devient chaude et tout mon être se penche vers un bonheur indéfini, dés que ta main se tend vers moi et dés que je lis dans tes yeux les mots bleus !

A tes côtés, c’est l’harmonie du geste, c’est la rosée matinale qui donne plus d’éclat au vert des feuillages ! C’est ce soleil timide qui berce avec sa chaleur nos plus beaux souvenirs !

Nous deux sur la route de la soie, quand une rencontre magique se passe entre ton monde et moi, donnant naissance à un nouveau monde où, ta voix est ma symphonie nocturne ; tes pas sont ma plus belle mélodie, tes yeux mon phare d’Alexandrie, ta bouche, mon grenier secret et ton corps ma plume trompée !!!

Friday, March 17, 2006

Pour que tu t'en souviennes !!!



Face à la mer, mes pieds nus flanchent mon regard se dissout, ma respiration s’entrecoupe et mon nom commence à s’effacer doucement de ma mémoire !

Enterrée sous un tas de confessions ; ma parole n’a plus d’empreinte et tout en moi se déguise en « fleur »et tend vers l’incertain auquel moins j’y pense et plus je crois !

En manque de sermon, mon âme pubère jure de m’impliquer jusqu’au bout dans cette ruelle à sens unique ! Certes, j’ai voulu à tout prix embrasser l’irréel et m’enlacer dans ses bras négligeant sur mon chemin, arbres, êtres et tous le reste !

Ma longue nuit commence à finir et il ne me reste qu’un fragment nocturne sauvé de justesse et quelques heures coupables qui ordonnent mes sens et me clouent à mon chevet.

La tête dans le sable et les pieds sous la neige, c’est de cet écart que je suis née et c’est pourquoi j’ai décidé de continuer. Mais pour le faire il a fallu que je traîne derrière moi, le poids de toutes ces années vécues dénudée de ma vraie identité, celle d’une femme qui désire être sentie avant d’être comprise !!!!

En adulte, en silence et avec un léger recul, je me suis lancée à la recherche d’une équation facile à résoudre qui pourrait peut être répondre à mes caprices !
Et voilà qu’un matin, sous le plus vieil arbre de mon jardin ; elle était venue à moi, cette identité si refoulée pendant de longues années. A la voir j’étais si embarrassée, si fragile et si enthousiaste, que je ne savais quoi faire !
En la fixant pendant un moment j’ai compris que je n’avais pas à choisir car elle s’était déjà implantée sous ma peau et se nourrissait de mes pensées. Alors, comme une grande et comme chaque fois que l’invisible frappe à ma porte , je me suis éclipsée, laissant derrière moi, les arbres, les êtres et tout le reste !!!!

Dis, c’était juste pour que tu t’en souviennes !!!!











Thursday, March 16, 2006

Toi, L'orient de mes pensées



Enfant, je ne me rappelle pas avoir rêvé, je ne savais même pas que le rêve existait. Pourtant le lendemain matin, dés que je me mettais de parler de ce que j’ai vu, fais, ou dis, tout le monde me disait que c’était ça le rêve !!! « Ah ! Bon disais-je très étonnée, parce que le rêve peut se résumer en choses simples, possibles et réalisables !»et je continuais de refuser que le rêve ne fût que cela .

Adulte, et à présent si je peux définir ce que je suis entrain de partager, depuis que l’on s’est rencontrés toi et moi, je dirais sans hésiter une seconde : ça, c’est un « rêve » sûrement celui dont les adultes parlaient !!


Très tôt, j’ai découvert, avant même d’apprendre à lire et à écrire, que, je savais sentir, que je savais toucher, que je savais apprécier, et donc je saurai certainement aimer ! C’est ma petite philosophie marginale mais si poétique.

Pendant le peu de temps où je ne te partageais rien, je te possédais déjà ! Il n’ y a plus de logique ni de cohérence dans mes visions, tu comblais mon être et tu couvrais mes angoisses par une « lueur » sécurisante, parfois même parfumée comme le bout de tes doigts que j’adore et qui eux reconnaissent désormais ma peau sans éclat !

Ton « être » envahis mes sens et mes sens envahissent mon âme, faisant de moi, « toi »en profondeur et moi en apparence !!


Tu es l’âme de mes nuits, l’orient de mes pensées, comment me contenter de t’aimer en silence, par procuration ?? Comment résister à « l’âme » de ton regard ? Tu le sais n’est-ce pas que to regard inonde, rame ; et plonge toutes mes composantes dans l‘océan de ma vérité, ma vérité vierge, prématurée et sans cordon ! Ne suis-je pas la suite de ton début ?

Quel délire ! Quel hasard et que c’est beau !! Moi « l’autre » que personne n’a su « découvrir » à part toi, l’être à double identité, l’autre dont l’âme est fracturée par le pas possible, et par le non!

Ton passage dans ma vie a restructuré ma personne, mon être volatile , sans identité et a même cerné mes besoins en amour et en tendresse.

J’ai toujours l’impression que nos âmes se sont rencontrées bien avant maintenant et qu’une force les a obligé à faire un « petit sommeil » afin de mieux mûrir pour se rencontrer de nouveau et fusionner ainsi, car une telle complicité entre elles ne peut jamais être le fruit de quelques années


Je voudrais que tu saches, toi ma plus belle mélodie, que morte ou vivante, je ne prendrais de destination que ta demeure, de compagnon, que ton regard et de source que ton amour et ton amitié !

Wednesday, March 15, 2006

Eternelle amoureuse des arbres



Devant un café crème couleur de ma peau ,une envie gourmande s’offre à moi, pour garder les mots en bouche, comme une douceur, goûter ensuite à chaque lettre pour les écrire enfin en cascade.

Je prends mon temps et je ménage le suspense, je vérifie si je possède encore la faculté de saisir plusieurs choses simultanément et c’est parti !!!
Le compte à rebours se lance et s’arrête juste devant ton nom .
Je ferme les yeux, je croise les doigts, et je prie en silence : « si ma vie s’allonge que les moments vécus loin de lui soient courts ».

Plus loin et sur le chemin le moins fréquenté, un éveil spirituel m’attend et rend mon voyage plus agréable.
Je me laisse guider par mes lois qui me permettent de vivre une stabilité émotionnelle propre à moi!

L’arôme de mon café me transporte vers ton pays et je me vois déjà à la limite de tes frontières, te décrivant sans voile un désir qui me hante depuis toujours : te dire "je t’aime" sans le prononcer et sentir ton parfum mixé à l’arôme de mon café.

Tu comprendras certes ma détermination à vouloir apprécier cet instant où tout se confond, la beauté du détail, la délicatesse du sens et la profondeur du regard.


Tu devineras sans peine les causes réelles de l’inflexion de ma voix et tu verras dans mes yeux l’image de la femme qui assumera pour la première fois le sens du partage !

Si tu le désires, je partirais à la recherche d’une voix aussi profonde que la mienne qui te servira d’écho au moment où je te dirais « je t’aime ».

Je veux que la résonance du verbe dure dans l’espace et dans le temps et que mon « je t’aime » envahira l’univers de tes sens.

Parler, écrire, rêver sans scrupules, sans priorités, c’est seulement avec toi que je le ferais, toi qui crois en moi, la femme éternelle amoureuse des arbres !!